La philosophie Ubuntu (souvent traduite par: Je suis ce que je suis grâce à ce que nous somme tous) est un concept qui fait appel à la force de l’individu lorsqu’il évolue en groupe. C’est une notion qui souligne l’importance fondamentale de la communauté.

La transformation d’une idée en projet ou en entreprise étant souvent le fruit du travail de plusieurs personnes, à l’apport plus ou moins minime, la question de l’équipe est quasi fondamentale dans l’histoire d’une entreprise.

Les gens que nous croisons, notre entourage, nos conseillers et mentors sont de précieux atouts sur la route du succès, mais ceux avec qui nous exerçons au quotidien font partie de l’essence même de ce succès.

« S’entourer des meilleurs, mais à quel prix? »

‘’On est jamais mieux servi que par soi-même’’, ‘’Vaut mieux être seul que mal accompagné’’ – autant de phrases qui sont vraies, mais qui masquent notre incapacité à bien choisir nos partenaires. 

Le premier réflexe lorsqu’on se constitue une équipe est de s’entourer de gens que l’on connaît; ce sont parfois nos proches, des membres de notre famille ou nos meilleurs amis. Cette approche vient en général avec son lot de déceptions ou de constats qui nous emmènent à vouloir recruter les ‘’meilleurs’’, tout simplement. Ce 2ème choix est une sage décision, presque pleine de lucidité. Presque, parce que pour moi, ce choix est tout simplement naïf.

Pour comprendre cela, il faut d’abord définir ce qu’est le meilleur. 

Le meilleur a souvent plus d’expérience que nous. Il jouit d’une crédibilité et d’une réputation bien établie et est sans aucun doute talentueux et efficace dans son domaine. Il a développé une expertise qui lui permet de se démarquer et de constituer l’option la plus sûre lorsqu’il s’agit de faire appel aux services qu’il offre. MAIS, le meilleur est surtout un être qui carbure au challenge et au dépassement.

Cette dernière caractéristique constitue la clé de la performance qu’aura le meilleur si vous faites appel à lui.

– Si votre projet n’offre pas au meilleur la possibilité de repousser ses limites, il finira par l’ennuyer.

– Si votre projet ne lui demande pas une performance supérieure à celle qu’il donne d’habitude, il ne se donnera pas à plus de 100% et parfois se donnera même beaucoup moins.

– Si votre projet ne le fait pas rêver, il ne l’excitera pas et ne le motivera pas outre mesure.

– Si votre projet ne lui permet pas de progresser et d’apprendre, il l’oubliera bien vite.

Il est primordial de se poser les questions relatives à chacune de ces affirmations avant de solliciter le meilleur. Si à une seule de ces interrogations la réponse est ‘’non’’, vous saurez que vous n’êtes pas prêt à solliciter le meilleur et surtout à tirer de lui ce qu’il a de mieux à offrir. Car il s’agit bien de cela. S’entourer de gens qui excellent et qui sont au top de leur performance lorsqu’il travaillent avec ou pour vous.

«Tout projet doit être une occasion de s’amuser et de performer mais aussi de se dépasser. »

Tout au long de mon parcours, j’ai réussi à me tailler une place de choix dans les différents domaines d’activités que j’ai touchés. J’ai donc été considéré comme faisant partie des meilleurs ou en tous cas de ceux qui étaient à l’antichambre de ce statut. Grâce à cette étiquette, j’ai donc été très souvent sollicité pour différentes entreprises et maintes projets. Le constat est implacable: Les projets qui ont le mieux fonctionné sont ceux qui m’obligeaient à me dépasser et qui me faisaient progresser. Les autres, même en aboutissant à un résultat positif, n’atteignaient pas les sommets qu’ils devraient et parfois finissaient par disparaître tout simplement. Les personnes à la tête de ces projets ont-elles eu tort de me contacter pour faire partie de leur équipe?

En théorie, non, car je leur ai apporté mon savoir-faire, mais, en pratique, oui, car je n’ai fait que ça et rien de plus. Il est important de préciser que dans le sens contraire, c’était aussi tout à fait vrai. Jamais je n’ai pu obtenir le maximum de personnes que je considérais comme des sommités dans leurs domaines lorsque les projets pour lesquels je les sollicitait étaient très en deçà de ce qu’ils avaient l’habitude de voir.

Que faire alors lorsqu’on est débutant et qu’on ne peut certainement pas offrir le challenge nécessaire au meilleur? Chercher ceux qui ont du potentiel.

Ceux qui ont faim, ceux qui ont envie d’apprendre, ceux qui ont une marge de progression encore large face à notre entreprise. Vous tirerez toujours à long terme de bien meilleurs résultats sur le plan qualitatif de ces personnes qui ne demandent qu’à grandir et qui constituent des diamants bruts qui n’attendent que d’être taillés et polis. Mes projets les plus aboutis et dont je suis le plus fier ont été souvent réalisés avec des partenaires, certes talentueux, mais novices et ultras-motivés. Et s’ils n’étaient pas novices, c’est que le projet constituait un challenge pour eux, quelque chose de nouveau auquel ils n’avaient jamais participé, quelque chose qui les impressionnait et leur permettait de renforcer leur expertise.

Utilisez les meilleurs pour encadrer ceux qui ont du potentiel, les conseiller, les inspirer, les motiver et les tirer vers le haut. Et le jour où votre entreprise aura atteint le niveau qu’il faut, vous saurez exploiter le talent des meilleurs. Mais à ce moment là, ils ne constitueront que des individus plein de potentiel.

Alors, qui dans votre entourage constitue la perle rare et ne le sait pas encore?

Doro