Grâce aux outils de télécommunications de plus en plus performants, l’accès à l’information est accéléré et facilité. Ainsi, le partage du savoir ou l’accessibilité à celui-ci ne sont plus des luxes à l’ère où utiliser un appareil permettant de se connecter à Internet est devenue la norme.

Cette réalité permet, aujourd’hui, à plusieurs personnes de gagner leur vie en s’appuyant sur des informations acquises loin des bancs d’une quelconque école. En parallèle, de nouveaux métiers font leur apparition et de nouvelles compétences se développent. De nouveaux experts font donc leur apparition de manière quasi-instantanée. Parmi eux, des personnes très méritantes, mais aussi des spécialistes-express dont l’action dévalue parfois le travail de ceux qui étaient là avant eux.

« Au pays des aveugles les borgnes sont rois et l’individu lambda devient expert dans ce qu’il veut. »

J’ai souvent l’habitude de dire que Montréal est un véritable carrefour d’opportunités, mais aussi un laboratoire. Une ville créative, multiculturelle, pleine de vie, pleine d’opportunités.  Une ville de rêve et d’espoir ou vous pouvez apprendre votre métier à 40 ans, gagner votre vie grâce à l’appareil photo de votre téléphone. Bref, une Mecque du créatif et de l’entrepreneur.

Ce côté de Montréal, que nous envie avec raison bon nombres de citadins d’autres villes, est aussi un véritable fléau. Nous sommes aujourd’hui dans un système où tout le monde se définit comme bloggeur, créateur de contenu, expert en réseaux sociaux, community manager et autres métiers qui, pour certains, se limitent au clic hyperactif, à la rapidité avec laquelle on peut taper un certain nombre de caractères, aux nombres de likes sur une publication ou à la dextérité avec laquelle on utilise un certain outil. Cette prolifération de « spécialistes » banalise les compétences de ceux qui sont dédiés aux métiers concernés avec tout ce que cela implique comme travail de recherche, d’implication et de mise à niveau technique. Le niveau des services fournis s’en voit diminué et ceux qui en souffrent le plus sont ceux qui font appel à nos experts ou sont sous leur influence.  

« Apprendre, transmettre, partager – réapprendre, retransmettre, repartager…  »

Me retrouver à Montréal est, sans aucun doute, l’une des choses les plus déterminantes et heureuses qui ne me soit jamais arrivée. C’est aujourd’hui l’endroit où j’ai passé le plus de temps dans ma vie, mais, aussi et surtout, le lieu qui a défini en grande partie tout ce que je suis et tout ce que je fais aujourd’hui.

J’ai moi aussi acquis énormément de connaissances de manière autodidacte, notamment sur Internet. Mais ce sont surtout les expériences et la force de l’habitude qui me permettent de me positionner comme une référence sur certains sujets.

La facilité avec laquelle nous pouvons acquérir de l’information et la liberté que nous avons de pouvoir la monétiser comme bon nous semble ne devrait pas nous empêcher de continuer à nous former, à apprendre, à progresser et surtout ne devrait pas nous conférer le droit de s’auto-proclamer expert sur le sujet qui nous plait.

Le monde d’aujourd’hui nous permet de réaliser nos rêves les plus fous, transformer nos habiletés en source de revenus, notre talent en source de richesse, nos idées en manne d’or. Il est important de ne pas se reposer sur ses lauriers, de toujours se remettre en question, de perpétuellement en vouloir plus, mais aussi de réinventer nos métiers, nos activités et nos offres de services en les personnalisant. 

Alors, que ferez vous à partir d’aujourd’hui pour légitimer votre offre de service?

Doro